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Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

MAITRE DES EAUX

Manufacture de livres

16,90
30 juin 2020

chasse à l'homme

Elle dégage un sentiment de calme, cette couverture. Et le titre "Maître des eaux" laisse à penser que celui qui le détient a trouvé l’équilibre.

Il n’en est rien. Car Mathias Grewicz qui revient dans le village de son enfance cherche à se venger de la mort de ses parents et de son grand-père, brûlés dans l’incendie de leur ferme.

Malheureusement, les eaux ne lui ont pas obéi, et les anciens incendiaires sont à sa recherche. Ils sont prêts à tout, même à traverser le bois maudit. Le maire et ses acolytes cherchent Grévisse, encore surnommé Ecrevisse.

Elia, la belle-fille du maire, aide Mathias en lui apportant du ravitaillement.

La tension monte peu à peu, au milieu d’une nature que personne ne dompte.

Une chasse à l’homme qui ne fera pas de quartier.

L’image que je retiendrai :

Celle de la grotte dans laquelle se cache Mathias.

https://alexmotamots.fr/maitre-des-eaux-patrick-coudreau/

Le petit-fils
30 juin 2020

Etats-Unis, religion

Qu’il est trognon ce petit-fils qui vit avec sa mère et ses grands-parents dans le Wisconsin.

Un petit-fils gâté mais aussi obéissant qui fait la joie de la famille.

Malheureusement, sa mère se rapproche d’une drôle d’Eglise dont le culte se déroule dans un cinéma désaffecté avec un prêtre charismatique et beau parleur.

Pour faire plaisir à leur unique enfant, Lyle et Peg accompagnent leur fille chaque dimanche. Mais Lyle voit rapidement dans le jeu du pasteur, au contraire de sa fille qui en tombe amoureuse.

Les amis de Lyle lui conseillent de faire profile bas afin de garder au plus près de lui son petit-fils.

Mais un jour, ce dernier tombe malade à cause de son diabète non diagnostiqué.

J’ai aimé Lyle, vieille branche entouré de ses amis qui se retrouve confronté à problème religieux, lui qui ne croit pas. Mais qui aimerait, pourtant.

J’ai aimé sa femme, Peg, en arrière-plan, qui apaise les tensions au sein de la famille.

J’ai aimé regarder le petit-fils Isaac vivre et chanter, même faux et fort.

J’ai aimé les derniers efforts de Lyle pour sauver le verger.

Un roman fort sur la montée en puissance des sectes chrétiennes aux Etats-Unis.

L’image que je retiendrai :

Celle du verger dans lequel va travailler Lyle pour aider son ami, le goût des vieilles variétés de pommes.

https://alexmotamots.fr/le-petit-fils-nickolas-butler/

Les Loyautés
17,00
30 juin 2020

adolescence

A sa sortie, ce roman ne me tentait pas pour plusieurs raisons. D’abord parce que le précédent de l’auteure m’avait déçue ; ensuite parce qu’il se situait dans le milieu scolaire.

Et puis, suite à de nombreux articles élogieux, j’ai fini par le glisser dans ma liseuse.

Je l’ai lu, et j’ai aimé ce roman, finalement.

J’ai aimé Hélène, la prof et son passé difficile qui refait surface.

J’ai eu de la peine pour Théo qui doit cacher son père et supporter sa mère. Que de responsabilités sur les épaules d’un enfant de 12 ans.

Un roman sur les blessures de l’enfance et de l’adolescence ; sur un monde d’adultes qui se cachent.

Quelques citations :

C’est étrange, d’ailleurs, cette sensation d’apaisement lorsque enfin émerge ce que l’on refusait de voir mais que l’on savait là, enseveli pas très loin, cette sensation de soulagement quand se confirme le pire.

En fait, le couple est une association de malfaiteurs.

Je sais que les enfants protègent leurs parents et quel pacte de silence les conduit parfois jusqu’à la mort.

Le docteur Felsenberg appelle cela des pensées morbides. Elle révèlent, selon lui, une culpabilité ancienne.

L’image que je retiendrai :

Celle de la cachette sous l’escalier du collège ou se retrouvent Théo et Mathis.

https://alexmotamots.fr/les-loyautes-delphine-de-vigan/

BONNE NUIT MAMAN

Seo Mi-Ae

Matin Calme

19,90
30 juin 2020

Père, thriller

J’ai refermé ce roman en me demandant : où est le père en Corée ?

Ce polar nous vient de Corée du Sud, et encore une fois, l’auteure montre dans son roman que les pères coréens sont absents.

J’ai aimé suivre Seonkyeong, jeune criminologue tout juste mariée qui se voit confier par son mari sa fille issue d’un premier mariage suite aux décès de la mère de la fillette et des beaux-parents qui en avaient la garde.

Seonkyeong continue toutefois son travail et rencontre régulièrement un tueur en série qui ne veut parler qu’avec elle.

Il m’a fait pitié, ce tueur, qui entend toujours la chanson que sa mère chantait, une vieille chanson des Beatles. Mais cette voix ne s’arrête que lorsqu’il tue d’autres femmes. Tragique…..

Elle est inquiétante, cette petite fille qui ne sourit jamais et détruit son ours en peluche le premier soir.

Une petite fille qui était maltraitée par sa mère.

Alors si les femmes semblent jouer le rôle principal dans la construction de la psyché d’un enfant, où sont les pères ?

Dans ce roman, le mari de Seonkyeong, le seul père du roman, a une bien mauvaise idée….

L’image que je retiendrai :

Celle des couteaux et autres objets tranchants omniprésents autour de Seonkyeong.

https://alexmotamots.fr/bonne-nuit-maman-mi-ae-seo/

Ne pas laisser le temps à la nuit
19,00
30 juin 2020

Enquête

Elle revient de loin, Maiko, qui se réveille dans une clinique en Belgique, désintoxiquée et une étrange cicatrice dans le dos.

Par petites touches, nous découvrons son passé : son père est un chercheur international en biologie qui disparaît un beau jour. Son frère en perd la parole.

Mais Maiko ne croit pas en sa mort et, après une descente dans l’enfer de la drogue, elle refait surface aidée de la secrétaire de son père.

Maiko doit se cacher car à Hong Kong, où son père a disparu, des gens mal intentionnés sont à ses trousses.

Commence alors un tour du monde à la recherche de biologistes ayant travaillé avec son père.

J’ai aimé suivre Maiko à travers ses différentes identités, ses subterfuges pour échapper à ses poursuivants.

J’ai aimé cette jeune fille à la résolution sans faille qui croit à son père en vie.

J’ai aimé son frère qui souffre de la disparition du père et qui trouve refuge dans la peinture.

Chacun vit et exprime son abandon de façon différente.

Un roman à la fois lent et rapide. Lent car l’auteure mélange les temporalités et ralentit ainsi le rythme de Maiko. Rapide selon le rythme des voyages transatlantiques et transpacifiques.

Une lecture qui ne laisse pas de temps à la nuit dont a si peur Maiko.

Un premier roman plus que réussi.

L’image que je retiendrai :

Celle de la perruque rouge de Maiko quand elle est Saskia, le personnage qu’elle portera le plus longtemps.

https://alexmotamots.fr/ne-pas-laisser-le-temps-a-la-nuit-sonia-molinari/