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Nous serons en congé d’été du 24 juillet au 23 août

Les billes du Pachinko

Elisa Shua Dusapin

Zoé

  • 14 mars 2020

    Suissesse d'origine coréenne par sa mère, Claire passe ses vacances d'été chez ses grands-parents à Tokyo dans l'optique de les convaincre de l'accompagner en Corée du sud, le pays qu'ils ont quitté au début de la guerre civile. Les choses sont difficiles. Avec le temps, Claire a oublié le coréen et sa grand-mère refuse de parler japonais. Son grand-père ne quitte guère le Pachinko qu'il dirige encore malgré son âge avancé. Dans la chaleur moite de l'été japonais, Claire essaie de renouer des liens que le temps et la distance ont distendu. En attendant qu'ils se décident, elle donne des cours de français à la petite Mieko, une enfant sérieuse et solitaire à laquelle elle finit par s'attacher.
    Après Un hiver à Sokcho, Elisa Shua Dusapin nous emmène en été à Tokyo. On y retrouve sa belle écriture dépouillée, sa même sensibilité toute en pudeur. Derrière ses histoires en apparence banales se cachent une profondeur insoupçonnée où s'épanouissent ses thèmes fétiches : le déracinement, l'exil, la langue, le biculturalisme. Dans Les billes du Pachinko, Claire est tiraillée entre son éducation suisse et ses racines coréennes dont elle a été coupée par l'exil de ses grands-parents vers le Japon, pays d'accueil qui leur a permis de fuir la guerre civile et en même temps pays honni car il a envahi la Corée. Claire navigue entre trois langues, le français qu'elle enseigne à son élève, le japonais qu'elle utilise dans son quotidien et le coréen dont elle tente de retrouver les bribes.
    Derrière les non-dits, on ressent toute la souffrance de ces coréens loin de chez eux, originaires d'un pays qui n'existe plus car désormais divisé. Barrière de la langue, fossé entre les générations et trop longue séparation, Claire a du mal à renouer avec ce couple qui ne dit rien, ni de ses fêlures, ni de son amour.
    Un roman au charme doux-amer, subtil et nostalgique.


  • par (Libraire)
    26 octobre 2018

    Beau livre à la saveur aigre-douce

    Chronique familiale entre Japon et Corée, à la recherche des origines.


  • par (Libraire)
    23 octobre 2018

    Conseillé par Manon

    Claire, la trentaine, décolle pour Tokyo afin de rendre visite à ses grands-parents. Ils n’ont pas remis les pieds sur leur terre natale depuis leur fuite de la guerre de Corée il y a cinquante ans. Cultivant le désir de renouer un lien avec eux, Claire les invite à préparer leur voyage en Corée ensemble.
    Les préparatifs traînent en longueur alors que Claire traîne son ennui dans une maison où elle n’arrive pas à se sentir à l’aise, entourée par le mutisme timide de sa grand-mère et le décor criard d’un Tokyo en carton pâte.
    Heureusement, elle fait la rencontre de la petite Meiko à qui elle donne des cours de français et dont elle doit occuper les après-midi. Un lien affectif va se nouer entre Claire et Meiko qui va peu à peu ouvrir la jeune femme à la compréhension de ses grands-parents.

    Avec sa plume aussi acerbe que légère, Elisa Shua Dusapin effleure ses sujets de prédilections avec cette douce poésie qui lui est propre. Entre quête identitaire, rapport à la terre natale et fossé culturel entre orient et occident, elle nous éclaire sur toutes ces barrières générationnelles, barrière de langage qui agissent comme des freins dans notre rapport à l’autre. Le quotidien devient aussi loufoque que monotone, quelques paroles vides de sens sont échangées. Ici un regard, un mouvement, un hochement de tête. Tout est dans le sous-texte, dans la retenue.
    Ces menus éléments en font un roman savoureux, grinçant et contemplatif, un roman qui fait parfois écho à nos propres sentiments enfouis.


  • par (Libraire)
    16 octobre 2018

    Claire est une femme d'une trentaine d'années venue de Suisse pour convaincre ses grands-parents de quitter le Japon pour rejoindre leur terre natale, la Corée.
    Découvrez une histoire sensible et touchante aux personnages plus attachants les uns que les autres
    Léo (1er S lycée Pavie)


  • par (Libraire)
    15 septembre 2018

    Chronique familiale entre Japon et Corée à la recherche des origines...
    très beau livre à la saveur aigre-douce !


  • 10 septembre 2018

    Corée et Japon

    Ce second roman, entre Corée et Japon, à l'ambiance familiale flegmatique, pleine de sensibilité intériorisée, réveille et éveille la quête d'identité face au déracinement.
    Excellent pour décrire les silences et choses tues, tout en douceur...


  • 10 septembre 2018

    Corée et Japon

    Ce second roman, entre Corée et Japon, à l'ambiance familiale flegmatique, pleine de sensibilité intériorisée, réveille et éveille la quête d'identité face au déracinement.
    Excellent pour décrire les silences et choses tues, tout en douceur...


  • par (Libraire)
    5 septembre 2018

    L’écriture d’Elisa Shua Dusapin est d’une extrême finesse et très précise. Quelques mots lui suffisent pour créer une ambiance, faire remarquer un détail, suggérer un sentiment, conduire le lecteur dans l’intimité d’un personnage ou d’une situation. Elle décrit bien l’identité mélangée de Claire entre la Corée, le Japon, la Suisse, les langues qu’elle parle et ne parle pas. Elle nous plonge dans leurs relations familiales fragilisées par l’éloignement, la guerre, l’exil, les différences culturelles, et dans les débuts d’un attachement entre Mieko et Claire.
    C’est tout à la fois un roman doux et douloureux, un beau roman, une belle écriture. Ceux qui ont aimé "Hiver à Sockcho" ne seront pas déçus, pas du tout !


  • par (Libraire)
    5 septembre 2018

    En rendant visite à ses grands-parents au Japon, Claire a un but : les faire renouer avec leur terre natale, la Corée. Forcés à l'exil il y a une cinquante d'années, ils n'y sont jamais retournés, s'intégrant tant bien que mal au Japon où les préjugés ont la dent dure..
    A travers une écriture subtile et intime, l'auteur du très beau "Un hiver à Sokcho" nous plonge dans des ambiguïtés familiales et culturelles où les non-dits et les faux-semblants viennent teinter l'atmosphère confidentielle de ce roman d'une violence sourde.


  • par (Libraire)
    3 septembre 2018

    "Le Pachinko est un jeu collectif et solitaire. Les machines sont rangées en longues files ; chacun debout devant son tableau joue pour soi, sans regarder son voisin, qui pourtant il coudoie."
    Roland Barthes, L'empire des signes
    Après Hiver à Sokcho, Elisa Shua Dusapin nous entraîne dans l'univers tokyoïte avec Les Billes de Pachinko. Un roman subtil, dépaysant, familial, à l'ambiance feutrée... Un très beau texte au style délicat, je vous invite à découvrir l'histoire de Claire, de ses grands-parents et de la petite Meiko au pays du Soleil Levant....

    Conseillé par Chloë et Eva


  • par (Libraire)
    21 août 2018

    Entre Japon et Corée

    Les grands-parents de Claire vivent à Tokyo. Coréens, ils ont fui la guerre et ne sont jamais retournés dans leur pays. La jeune femme, tout juste trentenaire, aimerait les emmener en voyage dans leur pays natal. Alors qu’elle passe l’été avec eux, préparant leur séjour, elle décide d’occuper ses journées et trouve un petit emploi de répétitrice de français pour une fillette japonaise, Mieko. Entre ces leçons étranges, ses grands-parents peu enthousiastes pour le voyage et l’éloignement de son compagnon, Claire se sent bien seule… Après Hiver à Sokcho, Elisa Shua Dusapin prouve une nouvelle fois son talent littéraire et nous entraîne à la jonction de trois cultures !


  • par (Libraire)
    26 juin 2018

    Lorsqu'elle décide de rendre visite à ses grands-parents maternels à Tokyo, Claire a une idée en tête : organiser un voyage en Corée du Sud, leur pays natal, celui qu'ils ont quitté lors de la guerre civile. Mais le projet semble plus compliqué à mettre en place que prévu. Et si ses grands-parents n'avaient pas vraiment envie de repartir sur les traces de leur histoire ?

    Après un hiver à Sokcho, Elisa Shua Dusapin nous revient avec un texte sur le poids du passé. Évoquant également filiation et transmission, elle nous livre un très joli texte, simple et élégant.